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Doctrine (centres de gestion) santé et sécurité au travail vêtements à haute visibilité / EPI

Ce qu'il faut retenir

Cette fiche du CDG 25 Doubs résume les exigences de la norme EN ISO 20471 pour les vêtements à haute visibilité, en précisant les classes, les surfaces de matière fluorescente et rétro‑réfléchissante, ainsi que les critères de confort et d’entretien. Elle constitue une synthèse pédagogique utile pour aider les agents et les représentants syndicaux à argumenter la mise à disposition d’équipements adaptés, même si elle ne possède pas de valeur juridique contraignante.

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Texte intégral de la décisiondéplier

VÊTEMENTS À HAUTE
VISIBILITÉ

E 06

Lorsque les agents travaillent à proximité des voies de circulation ou en présence de véhicules de chantiers, même ponctuellement, ils
doivent pouvoir être vus le plus tôt possible de jour comme de nuit.
Le vêtement de travail à haute visibilité est le meilleur moyen de prévenir le risque routier pour les agents travaillant sur la voirie.
L’autorité territoriale doit fournir les vêtements adaptés en fonction des risques, de l’activité, de l’environnement de travail et des
contraintes des utilisateurs. Le bon vêtement de travail est celui qui est porté, c’est-à-dire celui qui offre le niveau de visibilité et de
protection souhaité avec des conditions de confort maximales pour celui ou celle qui le porte.
Cette fiche vous aidera à identifier les éléments à prendre en compte pour choisir les vêtements à haute visibilité les plus adaptés à vos
besoins.

HAUTE VISIBILITÉ
Deux catégories d’usagers :
Usager de la route actif : personne se trouvant sur la route, prenant part à la circulation et concentrée sur la circulation (automobiliste,
cycliste et piéton se déplaçant sur la route),
Usager de la route passif : personne se trouvant sur la route sans prendre part à la circulation et concentrée sur autre chose que sur la
circulation (agent ou ouvrier agissant sur ou à proximité de la route ou personne en situation d’urgence). L’usager passif n’est pas en
mesure d’anticiper les comportements des autres usagers. Il doit donc être repérable de loin pour inciter les usager actifs à la prudence.
Rapport entre la visibilité et les distances d’arrêt (de jour et par temps clair) :
Distance d’arrêt (en mètres) en fonction de la vitesse.
Distance à laquelle un automobiliste perçoit la personne.
Sans vêtement haute visibilité :

visible à 40 m

Avec vêtements à haute visibilité :

visible à 150 m minimum

Sans vêtement à haute visibilité, un automobiliste
sera surpris et réagira trop tard pour s’arrêter.

30 mètres à 50 km/h
50 mètres à 70 km/
70 mètres à 90 km/h

CARACTÉRISTIQUES DES VÊTEMENTS
Les vêtements à haute visibilité sont référencés selon la norme EN ISO 20471 de juin 2013.
Elle définit 2 caractéristiques essentielles pour que les vêtements soient dits « à haute
visibilité » :
- du tissu fluorescent plus visible le jour qui peut être jaune, orange ou rouge,
- des bandes rétro-réfléchissantes plus visibles la nuit.
La norme définit trois classes correspondant au type de protection que le vêtement
confère à l’utilisateur. C'est le besoin de visibilité et donc la surface de matière réfléchissante et fluorescente qui détermine la classe
qu'il faut choisir.
Seules les classes 2 et 3 peuvent être utilisées dans le cadre professionnel. Un vêtement de classe 1 ne pourra pas être porté seul.
Surface minimale visible de chaque matière (m²)
Classe de visibilité
Surface rétro-réfléchissante
Surface fluorescente
Surface sans caractéristique
spécifique

Classe 1

Classe 2

Classe 3

– Chaque discontinuité des surfaces
réfléchissantes doit être inférieure ou
égale à 50 mm
– La discontinuité totale doit être :
• inférieure ou égale à 100 mm
par bande de torse
• inférieure ou égale à 50 mm par
bande de manche ou de jambe

Tous les côtés du vêtement doivent être en matière à haute-visibilité, en quantité similaire (+ ou — 10%) sur le devant et l’arrière de
l’EPI, pour assurer la visibilité de tous les côtés (visibilité à 360°).

LES CRITÈRES DE CHOIX
Visibilité :

• Pour un même modèle d’équipement, la classe peut varier en fonction de la taille. En effet sur les tailles plus grandes, les surfaces

de haute visibilité sont proportionnellement plus grandes. Un même vêtement pourra donc être catégorisé en classe 2 en taille S et M
et en classe 3 en L, XL, et XXL.

• L’équipement à haute visibilité de l’agent peut être constitué de plusieurs vêtements pour atteindre la

+

=

classe nécessaire pour l’activité.

Par exemple, un pantalon de classe 1 associé à un T-shirt sans manche de classe 2 peut éventuellement constituer une
combinaison sans manche de classe 3 si la somme des surfaces à haute visibilité portée atteint les seuils de la classe 3
(0,2 m² de matière rétro-réfléchissante et 0,8 m² de tissu fluorescent).

• Si les manches du T-shirt ou de la veste masquent les bandes horizontales du torse

elles devront être répétées sur les manches pour que dans chaque position l’agent
reste visible pour rester de classe 3.

• Il est déconseillé de ne porter qu’un pantalon même si celui-ci est de classe 2 de par ses surfaces fluorescentes et rétroréfléchissantes. En effet, avec cet équipement unique, l’agent peut être confondu de loin avec de la signalisation fixe. De plus, si
l’agent se trouve sur l’accotement, la végétation peut facilement masquer les bandes rétro réfléchissantes et perdre l’effet voulu.

Confort :
Les vêtements fournis doivent permettre aux agents de réaliser leurs missions dans de bonnes conditions, sinon, ils
risquent d’être pas ou peu portés. Le choix des vêtements dépendra donc des activités exercées (intensité des
activités physiques, …) et de l’environnement de travail (fortes chaleur, grand froid, pluies…). Il est également
important de prendre en compte la morphologie des agents pour que leurs vêtements de travail soient ajustés et ne
créent pas de gêne ou d’éventuels risques de chutes ou d’accrochages.
Il est donc nécessaire de prendre en compte : le poids, la souplesse, l’imperméabilité, l’évacuation de la
transpiration, la chaleur générée en fonction des activités exercées, de l’environnement et des saisons.
 La fourniture de plusieurs tenues à haute visibilité peut donc être nécessaires pour chaque agent.
 Chaque tenue doit permettre d’assurer la classe de visibilité nécessaire de manière continue :
Par exemple, un agent qui enlève sa veste à haute visibilité doit disposer d’un chasuble ou d’un T-Shirt à haute visibilité en dessous,
à l’inverse un agent qui travaille en T-shirt à haute visibilité doit disposer d’une veste à haute visibilité si il ressent le besoin de
mettre une veste. Il peut aussi disposer d’un chasuble à haute visibilité qu’il pourra passer au dessus de sa veste.

ÉTIQUETTE ET ENTRETIEN
Les références aux caractéristiques des vêtements sont
inscrites sur l’étiquette :
• Référence
de
l’équipement et
numéro de l’article.

• Conforme à la
norme EN ISO
13688 de 2013
au niveau des
dimensions et
des tailles.

• Taille du modèle
de l’équipement.

• Conforme à la
réglementation
européenne CE
• Conforme à la
norme EN ISO
20471 de 2013
• Classe de haute
visibilité 2.

• Références du
fabricant et lieux
de production.

Pour garantir leur efficacité, les vêtements à haute visibilité
doivent être propres et en bon état :
• En cas de salissure importante il est essentiel de nettoyer le
vêtement pour bénéficier de ses caractéristiques.
• En cas d’endommagement il faut le jeter et le remplacer.
Les vêtements à haute visibilité ont une durée de vie limitée et
doivent être entretenus en suivant les consignes des
fabricants. Ces informations sont présentes sur l’étiquette et sur
la fiche technique de l’équipement. Elles détaillent :
• Les conditions de lavage comme la température de l’eau ainsi
que le détergent et les éventuels additifs à utiliser ou à
proscrire.
• Le nombre de cycles de nettoyage prévu dans les conditions
précisées qui garantissent le maintient des caractéristiques de
l’équipement.
Un cycle de lavage = un lavage + un séchage
Ainsi ce type d’EPI doit faire l’objet d’une fiche de suivi.
Un vêtement détérioré ou ayant atteint le nombre de
nettoyages maximal ne doit plus être utilisé.
Il doit être jeté et remplacé.

Références
Norme EN ISO 20471 et EN ISO 13688.
Instruction interministérielle sur la signalisation routière.

Service Prévention
50 avenue Wilson - CS 98416
25208 MONTBELIARD Cedex

Tel : 03.81.99.36.32
Fax : 03.81.32.23.94
www.cdg25.org

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