123juridique.fr

Tribunal Administratif de Toulon, 26/02/2025, n° 2302916

Tribunal administratif 26 février 2025 discipline procédure de désistement après rejet de suspension

Ce qu'il faut retenir

Le tribunal précise que, lorsqu'une demande de suspension (article L.521‑1) est rejetée, le requérant doit, dans un délai d’un mois, confirmer par écrit le maintien de sa requête d’annulation sous peine d’être réputé désisté. En l’absence de confirmation et sans pourvoi en cassation, la requête est éteinte. Cette règle est directement exploitable pour rappeler aux agents et aux syndicats l’obligation de respecter scrupuleusement les délais procéduraux afin d’éviter la perte de leurs recours disciplinaires.

Analyse générée automatiquement : vérifiez toujours sur le document source avant de vous en prévaloir.

Type de recours / résumé officiel

Excès de pouvoir

Texte intégral de la décisiondéplier

Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2023, M. B A, représenté par Me M'Barek, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 juin 2023 par lequel le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prononcé à son encontre la sanction disciplinaire de la révocation ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat (ministre de l'intérieur et des outre-mer) une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Vu :
- l'ordonnance de la juge des référés n° 2302914 du 28 septembre 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. En outre, aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance du juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".
3. Il résulte de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative que, pour ne pas être réputé s'être désisté de sa requête à fin d'annulation ou de réformation, le requérant qui a présenté une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit, si cette demande est rejetée au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance du juge des référés, sous réserve que cette notification l'informe de cette obligation et de ses conséquences et à moins qu'il n'exerce un pourvoi en cassation contre l'ordonnance du juge des référés. Il doit le faire par un écrit dénué d'ambiguïté.
4. Par une ordonnance n° 2302914 du 28 septembre 2023, la juge des référés a rejeté la requête aux fins de suspension présentée par M. A au motif qu'aucun des moyens invoqués n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 21 juin 2023 du ministre de l'intérieur en litige. Le courrier de notification de cette ordonnance, réceptionné par le requérant le 10 octobre 2023, mentionne qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de sa requête à fin d'annulation de la décision en litige dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance de rejet, il serait réputé s'être désisté de cette requête. M. A ne s'est pas pourvu en cassation contre l'ordonnance rendue par la juge des référés et n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai indiqué ci-dessus. Il est ainsi réputé s'en être désisté, ainsi que le prévoit l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Fait à Toulon, le 26 février 2025.
La présidente de la 4ème chambre,
signé
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.

Consulter sur la source officielle

Sur le même thème

Rejet Tribunal administratif 26 février 2025 discipline

Tribunal Administratif de Nîmes, 26/02/2025, n° 2500571

Le tribunal rappelle les conditions de suspension en référé : urgence et doute sérieux sur la légalité. Il estime que l'absence de doute quant à la compétence du préfet et à l’appréciation médicale ne justifie pas la suspension de la décision de mise en…

Tribunal administratif 26 février 2025 discipline

Tribunal Administratif de Rennes, 26/02/2025, n° 2205383

Le tribunal a jugé que la retenue de moitié du traitement et la suspension de primes étaient illégales car elles n'étaient pas justifiées par une impossibilité matérielle d'exercer les fonctions et manquaient de motivation suffisante. Les décisions de…

Tribunal administratif 26 février 2025 discipline

Tribunal Administratif de Rennes, 26/02/2025, n° 2501163

Le tribunal a jugé que, même si le code de l'éducation prévoit des cas d’incompatibilité pour les membres du conseil de discipline, le principe général d’impartialité peut justifier l’exclusion d’un membre lorsqu’il a déjà exprimé un avis susceptible de…

Tribunal administratif 26 février 2025 discipline

Tribunal Administratif de Strasbourg, 26/02/2025, n° 2208497

Le tribunal rappelle que, pour les militaires, tout recours contentieux doit d’abord passer par le recours administratif préalable obligatoire prévu par le code de la défense ; la décision rendue à l’issue de ce recours se substitue à la décision initiale et…

Tribunal administratif 26 février 2025 discipline

Tribunal Administratif de Rennes, 26/02/2025, n° 2204513

Le tribunal confirme la compétence du président de l'université à prendre, en application de l'article R.712-8 du code de l'éducation, un arrêté d'interdiction d'accès aux sites universitaires sans devoir consulter le conseil académique, rejetant ainsi le…