123juridique.fr

L'extension du complément de traitement indiciaire (CTI) à tous les personnels exerçant dans les services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) à la suite du décret n° 2022-741 du 28 avril

Réponse ministérielle (Assemblée nationale) 6 décembre 2022 régime indemnitaire complément de traitement indiciaire (CTI) et revalorisation salariale
Source officielle

Ce qu'il faut retenir

La réponse précise que les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) n’ont pas été inclus dans le CTI de 183 €, mais qu’une revalorisation indemnitaire spécifique de 200 € (classe normale) à 220 € (classe exceptionnelle) a été mise en place à compter du 1er septembre 2022. Elle confirme donc l’existence d’une mesure indemnitaire distincte, utile pour argumenter auprès de l’administration, mais ne réalise pas l’extension du CTI demandée.

Analyse générée automatiquement : vérifiez toujours sur le document source avant de vous en prévaloir.

La question

M. Olivier Falorni appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l'extension du complément de traitement indiciaire (CTI) à tous les personnels exerçant dans les services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) à la suite du décret n° 2022-741 du 28 avril 2022. L'annexe jointe à ce décret indique que seuls les assistants de services sociaux et les psychologues des SPIP peuvent bénéficier de cette revalorisation salariale, excluant de facto les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation et les personnels administratifs. Ces agents de l'État exclus de ce dispositif affirment leur appartenance à la filière socio-éducative dans le cadre de leur mission de prévention de la récidive pour laquelle ils œuvrent - en détention et en milieu ouvert - à l'accompagnement social des publics pris en charge. Ces personnels des SPIP ne comprennent pas pourquoi ils restent écartés des mesures d'extension du CTI de 183 euros dont bénéficient des personnels de la filière socio-éducative comme ceux de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ou, pire encore, leurs propres collègues de SPIP. Ainsi, une part des personnels des SPIP se sentent injustement exclus et souhaitent connaître la même reconnaissance pour le travail effectué dans le cadre de leurs missions. C'est pourquoi il lui demande si l'extension du complément de traitement indiciaire aux conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation et les personnels administratifs exerçant dans les SPIP est envisagée.

La réponse ministérielle

Le ministère de la justice s'attache à valoriser avec force le travail de ses agents. Lors de la conférence des métiers de l'accompagnement social et du médico-social du 18 février 2022, le Premier ministre a annoncé l'extension de la prime dite « Ségur » aux professionnels de la filière socio-éducative, soit un complément du traitement indiciaire (CTI) d'un montant de 183 euros mensuels. La possibilité d'étendre cette prime aux conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation (CPIP) a fait l'objet de plusieurs réunions interministérielles qui se sont tenues à la suite de la conférence du 18 février. Cependant, le corps de métier de CPIP ne peut pas être rattaché seulement à la filière professionnelle socio-éducative. Ainsi, ils n'ont pas été concernés par la prime dite « Ségur ». Toutefois sur ma proposition, Madame la Première ministre a arbitré en faveur d'une revalorisation indemnitaire spécifique pour ce corps. Ainsi, les CPIP ont bénéficié d'une revalorisation de leur traitement, d'un montant de 200 € net mensuels pour un CPIP de classe normale et de 220 € pour un CPIP de classe exceptionnelle. Cette disposition a été prise eu égard à leur rôle majeur dans le cadre des politiques publiques de prévention de la récidive, à la forte évolution de leurs missions, ainsi qu'à la modification quasi-continue de leur cadre d'intervention. Cette revalorisation, d'un montant global de 11,7 M€ est entrée en vigueur au 1er septembre 2022.

Sur le même thème

Doctrine (centres de gestion) régime indemnitaire

guide_rifseep_andcdg_64bf8df2a2f19.pdf

Cette synthèse pédagogique CDG/ANDCDG fournit un guide structuré sur la mise en place du RIFSEEP : principes statutaires, bénéficiaires, effets des absences, groupes de fonctions, CIA, points de vigilance et modèle de délibération. Très utile pour analyser une délibération locale et défendre les agents, mais à actualiser avec les textes en vigueur car l’édition date de 2016 et n’a pas de valeur réglementaire.

Doctrine (centres de gestion) régime indemnitaire

remboursement-des-frais-de-deplacement-fiche-pratique_65b20dd1b380c.pdf

Cette fiche, synthèse pédagogique du CDG 89, recense les règles et barèmes de remboursement des frais de déplacement (indemnités kilométriques, frais de séjour, repas, stationnement, etc.) ainsi que les procédures de demande. Elle constitue un outil pratique pour informer les agents et les représentants syndicaux, même si elle ne remplace pas le texte réglementaire officiel.

Doctrine (centres de gestion) régime indemnitaire

fiche_astreintes_64bf9275a90dc.pdf

Cette fiche CDG synthétise les règles de mise en place, de catégorisation et de rémunération des astreintes (exploitation, sécurité, décision) et des permanences pour les agents techniques. Elle indique les références légales, les montants d’indemnisation et les modalités de repos compensateur, mais reste une synthèse pédagogique sans valeur juridique contraignante.

Doctrine (centres de gestion) régime indemnitaire

fiche_prescription_01-07-2023_64c3b62882d96.pdf

Cette fiche du CDG 89 synthétise la règle de prescription quadriennale applicable aux créances des agents envers l’administration (rémunérations, primes, indemnités, etc.) et réciproquement. Elle détaille le point de départ, les modes d’interruption, et illustre le tout par des jurisprudences, offrant ainsi un outil pratique pour préparer les réclamations, tout en rappelant qu’il s’agit d’une simple synthèse pédagogique et non d’une source juridique autoritaire.

Rejet Cour administrative d'appel 6 décembre 2022 régime indemnitaire

Cour administrative d'appel de Versailles, 06/12/2022, n° 20VE01307

L’ordonnance de la CAA ne tranche pas le fond, car elle se borne à donner acte du désistement de la commune. Son intérêt pratique vient surtout du jugement de première instance devenu non contesté : une délibération RIFSEEP ne peut pas inclure les jours de grève dans les absences prises en compte pour moduler le CIA, ni moduler le CIA 2018 sur la base d’absences constatées en 2017.